La grande traversée du Dahar : montagnes et ruines Amazigh

Tunisie - 22 janvier au 5 février 2027 - 14 jours sur place


Imaginé et guidé par Jean-Philippe Bourgeois


Un peu de géographie

Le peuple debout

Une longue liste de peuples, qui s’étire des Phéniciens aux Français, en passant par les Vandales, les Andalous, les Bédouins arabes et les Ottomans, sont venus en Tunisie. Les Romains en avaient fait leur oliveraie et leur grenier à grains sans jamais pouvoir dompter les Amazighs, ces fières populations claniques du nord de l’Ifriqiya qui y habitent depuis des millénaires. Ces irréductibles se sont à demi sédentarisés dans les montagnes du Dahar et ont continué de sillonner les routes transsahariennes pour commercer et pour étancher leur soif de liberté. Ils ont construit des entrepôts à grains fortifiés tout en haut des montagnes et excavé leurs maisons entre les couches de calcaire millénaire. Les tribus ne disposant pas de montagnes propices ont tout simplement creusé d'énormes trous à ciel ouvert et excavé, latéralement, des chambres pour eux-mêmes, des pièces pour les bêtes et d’autres pour y stocker les réserves de nourriture. La vie s’y passait au grand air et les familles se visitaient entre elles grâce à des tunnels les reliant. Vu des airs, on dirait que ce sont autant de cratères naturels. Au niveau du sol, des populations entières vivaient, invisibles face aux envahisseurs.


Durant notre périple le paysage changera au fur et à mesure que nous avancerons vers le sud, sans jamais devenir monotone. Décrochage civilisationnel garanti en cet endroit loin des réseaux. Votre liste de choses à faire se résumera à manger, à mettre un pied devant l’autre, à contempler, à dormir et à recommencer.

Mais avant d'aller plus loin...

Rencontrez brièvement votre guide Jean-Philippe

Avant de partir en poste en Tunisie avec ma famille, j’ai fait exprès de ne pas m’informer parce que je voulais arriver sans idées préconçues. 3 ans plus tard, je suis déjà triste à l’idée que nous devrons un jour quitter cet endroit tant j’en suis tombé amoureux.


Quelques mois après mon arrivée, je suis parti en repérage avec une ami tunisien pour tester une idée; faire une longue randonnée pour traverser le massif montagneux du Dahar. J’en suis revenu les yeux pleins d’étoiles. Lors d’un premier voyage Instincts Vagabonds en janvier 2026, nous n’avons pas tout fait les tronçons du sentier. C’est maintenant avec vous que j’aimerais relier les pointillés et le marcher tout d’une traite. Le soir nous dormirons dans des endroits singuliers et de jours apprendrons comment les Amazighs (Berbères) ont pu survivre dans un environnement si aride mais néanmoins photogénique. Laissez-faire le sud-ouest (du pays au sud du Canada) et venez explorer un décor digne des mondes imaginaires de Star Wars !

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Pourquoi cette région

Entre Luke Skywalker et Indiana Jones

Parce que les guides d'Instincts Vagabonds vous diront que lorsqu'un pays est réputé pour son tourisme balnéaire, comme la Tunisie, cela signifie nécessairement que la masse de visiteurs se concentre en quelques endroits seulement. Donc, des contrées entières demeurent ignorées et leur cachet unique s'en trouve ainsi préservé.


Alors, j’ai fait le test: je montre des photos du Dahar à des Tunisiens, ou des étrangers vivant ici, et ils me demandent tous dans quel pays je suis allé. La plupart des gens ignorent que le Dahar se trouve pourtant à quelques heures seulement de la capitale.


Le peuple amazigh et leur culture s’efface tranquillement alors que 80% des Tunisiens portent en eux les gènes de ce passé. À coup de petits groupes d’un maximum de 12 personnes, nous ne règlerons pas cette situation. Mais si on se permettait de rêver grand et de prêcher par l’exemple qu’un tourisme d’aventure respectueux peut apporter des retombées plus justes et plus locales, tout en faisant rayonner le pays autrement que par les tout-inclus de bord de mer?


Je n’ai rien d’un George Lucas. Nous partageons pourtant un amour pour les vieilles pierres et les formes géométriques issues de la nature ou du génie ancestral. Il est venu ici filmer des scènes de Star Wars dans le Dahar tant les villages / greniers à grains se prêtent au jeu d’une caméra à la recherche d’esthétisme. Il voulait propulser les spectateurs dans un monde fabuleux, sur des planètes lointaines. Moi je vous propose de vous y amener et, en plus, d’entrer dans les décors pour trouver les indices artistiques laissés par les gens qui y ont passé au fil des siècles. N'oubliez surtout pas votre frontale.

L'Instinct

La prévisibilité est pratique pour un organisateur. Mais donner un itinéraire des mois à l'avance relève plus de la manufacture que de l'aventure. Notre façon de faire est plus complexe, mais c'est notre métier et ça nous amuse. Voici quand même notre intention...

On va jouer dehors dans le Dahar


J’aurais voulu me rendre dans le sud à bord d’un vieux train brinquebalant mais on ne peut se fier aux horaires et il ne dessert pas le Dahar. On s’y rendra donc en minibus. Je vous promets toutefois une première nuit dépaysante à souhait (dans le bon sens!) Au 2e jour nous marcherons à travers une région de basses montagnes inhospitalières à l’agriculture et découvrirons comment des générations ont pu y survivre avec une si basse pluviométrie.


Nous irons fouler le plus haut sommet du Dahar en continuant notre descente australe. Le sommet n’a rien de spécial outre que la vue imprenable qu’offre cet endroit sur la plaine qui s’étend jusqu’à la Méditerranée. Des siècles après les Romains qui y avaient installé leurs tours de guets, les Allemands y ont creusé 7 km de tranchées pour tenter de dominer la plaine pendant la campagne nord-africaine de la 2e guerre mondiale.

Figues, oasis…et un premier Ksar


C’est dans le Dahar, selon la légende, que la figue a vu le jour. En janvier elles ont fini de sécher lentement au soleil et sont enfilées en guirlandes gourmandes. À l’apéro nous en mangerons qui ont baigné dans l’huile d’olives épicée. Miam !


C’est là aussi qu’il y a un tout petit lodge charmant d’où j’adore regarder le soleil se coucher.


Nous dormirons dans une oasis verdoyante au milieu d’un relief montagneux jauni par le soleil. Des dromadaires tournant en rond toute la journée, puisaient autrefois l’eau d’un puits peu profond à l’aide d’outres de cuir pour irriguer la cuvette fertile blottie entre les hauteurs environnantes.


Au sommet de la plus haute colline se trouve le premier Ksar que nous visiterons. Ces structures en forme de saucissons allongés, empilés les uns sur les autres, sortes de silos horizontaux, servaient à entreposer le grain, l’huile d’olives et les outils. Des membres sédentarisés des familles du clan les gardaient et cultivaient les petites parcelles de terre rocailleuse avec des procédés ingénieux. Ksar Hallouf ne se trouvait pas sur un axe fréquenté par les voyageurs et a moins été fortifié que d’autres Ksour (pluriel de Ksar) situés plus près des routes de commerce et donc protégé des invasions.

Si c’est bon pour l’UNESCO...


Préparez-vous à un véritable voyage dans le temps !


En avril 2026, le Dahar a été officiellement inscrit sur la liste des Géoparcs mondiaux UNESCO. Vous marcherez littéralement dans les pas des géants de la Préhistoire. Ce territoire tunisien est un paradis paléontologique mondialement connu, ayant abrité des créatures fascinantes comme le gigantesque Tataouinea hannibalis. On foulera le même sol que lui et peut-être trouverons-nous de nouveaux fossiles à fleur de roche…

Troglodyte, ça rime avec Hobbit


En passant par Guermessa nous en profiterons pour explorer les vestiges d’un village troglodytique de plusieurs milliers de personnes dont les habitations étaient creusées à flanc de montagne sur 3 niveaux. Ce sera une sorte de journée hybride rando-spéléo-explo. Vous aurez l’impressions que les anciens habitants se sont levés un matin et sont partis avec tout juste ce qu’ils pouvaient porter dans leurs bras. Le gouvernement a en effet, dans un élan de modernisation, construit des villages « modernes » avec tous les services de santé, électricité, écoles et eau courante. Les Amazighs ont été contraints de déménager dans des boîtes de béton froides en hiver et suffocantes en été. Le traumatisme a frappé fort auprès d’un peuple déjà marginalisé qui avait développé un mode de vie parfaitement adapté aux conditions climatiques.

Un Monument Valley au goût de Harissa


Chenini est l’un des rares villages troglodyte traditionnel encore habité. Les Amazighs de ce clan ont carrément refusé le déménagement forcé et avec le temps les autorités les ont laissés tranquilles. Ils parviennent à vivre d’un peu de tourisme et d’agriculture.


Un dernier arrêt dans un mausolée perdu sur les hauts plateaux avant une arrivée spectaculaire. C’est de cette manière que nous parviendrons à Douiret. Vous aurez l’impressions de vous trouver dans le sud-ouest des États-Unis, un Monument Valley avec un arrière-goût d’huile d’olives et de couscous épicé avec de l’harissa !


Deux sœurs nous accueilleront dans leur lodge au beau milieu du plus spectaculaire des villages, juché sur un pic rocheux. Vous vous sentirez dans un décor de film. Peut-être une suite de Star Wars ?

Informations techniques

Prix*


  • 22 janvier au 5 février 2027
  • Durée sur place: 14 jours
  • Rendez-vous à Tunis le matin du 22


* Par virement Interac (taxes incluses)

Parlons effort, confort et climat

Un peu de logistique et ce qui vous attend au niveau de l'effort et du confort. 

Un voyage à la fin janvier sera parfait pour vous aider à tenir vos résolutions du Nouvel An. La Tunisie est un pays musulman mais est aussi le plus libéral de tout le Maghreb (il y a des vignobles au nord et la bière Celtia produite ici est TRÈS populaire). Cependant, peu d’établissements au sud en servent. C’est parfait si vous faites le Dry January!


La basse-saison veut dire que la Dahar, déjà loin des sentiers battus, sera encore plus désert. Nous n’avons rencontré aucun marcheur en janvier dernier.


Le coucher de soleil sur les hauteurs du village abandonnée de Guermessa se passera à guichet fermé pour notre groupe !


Les températures seront fraîches le jour, entre 10 et 15 C, personne ne souffrira de coup de chaleur. Il pourra y avoir de la pluie mais jamais des jours durant. Les nuits seront froides, pouvant frôler le 0 Celsius.


Pour ce voyage, il faut être prêt à se mettre dans la peau d’un Hobbit. Il y a une bonne raison pour laquelle ils vivent dans leurs trous, c’est parce qu’il y fait bon ! Les chambres troglodytiques du Dahar sont propres et les lits confortables. Une fois les pièces creusées, les murs sont blanchis à la chaux. Selon l’endroit et dû à des circonstances hors de notre contrôle, il se pourrait que vous deviez partager une (grande chambre) et ou la salle de bain avec d’autres membres de notre groupe.


2-3 randos pourraient dépasser les 7 heures en mouvement, mais les dénivelés sont relativement faibles. Sinon, on tourne autour du 4 à 6 heures.


À la fin du voyage, on ira trinquer (avec de l’alcool !) sur une terrasse surplombant la Médina de Tunis avant votre retour vers Montréal.


Pour les intéressés, il sera possible d’ajouter une nuitée et une journée complète de découverte de la médina, ses marchés (fruits, légumes et poissons), ses maisons traditionnelles, sa gastronomie de rue et son histoire millénaire.

Ce que nous ferons avec votre argent

Voyager coûte cher: au voyageur, en dollars et à l’environnement, en GES. Et aussi, malheureusement, quelquefois, aux gens que nous visitons.

Nous n’aurions pas créé Instincts Vagabonds si nous ne pensions pas apporter un vent de fraîcheur dans le milieu. Mais nous voulions pousser plus loin, pour que notre travail enrichisse des gens bien réels (ceux que nous côtoyons de par le monde) plutôt que des actionnaires. Instincts Vagabonds sera donc une Organisation Sans But Lucratif (OSBL).

Concrètement, cela signifie que nous mettons nos responsabilités sociales et environnementales au cœur de notre projet, devant la rentabilité, les profits et les marges. Nous respectons nos engagements envers nos vagabonds sédentaires (les équipes locales), pour qui un voyage représente une grande proportion de leur revenu annuel. C’est la raison qui nous incite à confirmer d’ores et déjà pratiquement tous nos voyages. À nous, les choyés de la planète, d’assumer le risque.

Ceci dit, nous croyons fermement que la saine gestion financière bénéficiera à la planète (pour paraphraser Chouinard : la planète est notre seule actionnaire). Nous ne sommes pas nés de la dernière pluie en affaires. Nous savons que nous pouvons y arriver, et très bien, avec un modèle économique qui repose sur des frais fixes extrêmement bas. Nous n’avons pas de bureau. Notre masse salariale est essentiellement limitée aux vagabonds (qui sont payés seulement si le voyage a lieu) plus un ou deux salaires «administratifs». En contrepartie de leur implication, les guides bénéficieront du plus haut salaire offert au Québec. Pour le site web et les logiciels de gestion nous avons opté pour la simplicité avec Shopify (une entreprise canadienne). En quelque sorte, notre site web est «amateur». Nous payons un abonnement annuel plus que raisonnable.

Pour le marketing nous comptons d’abord sur les réseaux, formels et informels, de tous ces guides-vagabonds qui ont guidé, depuis plus de 25 ans, plusieurs milliers de personnes. Ils jouissent tous d’une grande crédibilité. Nous pensons aussi que les médias traditionnels s’intéresseront à nous puisque c’est...nouveau, original et audacieux. Et surtout, nous comptons sur vous, les voyageurs, pour en parler.

Merci de votre confiance.

Parlez à un guide ou à un guide!

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