Route du Pamir, à vélo sur le toit du monde

Tadjikistan - 1er au 20 août 2027 - 19 jours sur place


Imaginé et guidé par Instincts Vagabonds


Un peu de géographie

Niché entre l'Afghanistan, l'Ouzbékistan, la Chine et le Kirghizistan, le Tadjikistan est un pays presque entièrement montagneux, et plus de la moitié de son territoire se situe au-dessus de 3000 m d'altitude. Le Tian Shan, un système de hautes montagnes, et le massif du Pamir couvrent la presque totalité de sa superficie. Si Tian Shan se traduit en chinois par « montagnes célestes », le Pamir est appelé par les Perses Bam-i-Dunya qui signifie le toit du monde. C'est dire que pédaler dans cette région aurait été un rêve impossible sans la création de la route du Pamir. Les Russes l'ont construite sur les traces de la route de la soie à la fin du XIXe siècle et l'ont rendue passablement carrossable entre 1931 et 1940. Depuis, cette voie est devenue mythique et indispensable à parcourir par tous les cyclotouristes qui ont un goût prononcé pour l'aventure et un attrait certain pour les paysages sauvages et grandioses.

Mais avant d'aller plus loin...

Rencontrez brièvement votre guide Instincts Vagabonds

À 18 ans, je quitte l'Écosse pour l'Afrique de l'Est et j'y développe une addiction irrécupérable: celle des voyages! J'enchaîne ensuite un périple entre les Tonga et les îles Fidji, une « balade » en scooter pour traverser les Amériques, du cercle polaire arctique jusqu'au bout de la Terre de Feu, puis j'enfourche mon vélo, avec ma compagne cycliste et notre fille de 2 ans, pour parcourir le trajet entre Édimbourg (Écosse) et Pékin en 2010. C'est d'ailleurs à cette occasion que j'ai entendu parler de la route du Pamir pour la première fois. Les cyclotouristes que nous rencontrions nous vantaient les paysages époustouflants qu'ils y avaient traversés et les habitants tellement chaleureux qu'ils y avaient rencontrés. Nous y sommes donc allés, mais, avec notre lourd chargement de bagages, nous n'avons parcouru que le début de la route. C'est pourquoi j'ai si hâte d'y retourner et de la faire avec vous.

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Pourquoi cette région

La route du Pamir traverse l'une des plus belles régions du monde et serpente sur les terres des Tadjiks, un peuple d'origine perse aussi merveilleux qu'accueillant. Leur culture millénaire est imprégnée de la passion des chevaux et, dès l'Antiquité, leurs montures faisaient l'envie des empereurs chinois. Pour les acquérir, les Chinois utilisaient la soie comme monnaie d'échange et les Tadjiks sont ainsi devenus l'un des principaux moteurs de ce commerce entre l'Orient et l'Occident. Par l'intermédiaire des Tadjiks, non seulement la soie transitait d'est en ouest, mais des savoirs scientifiques et philosophiques, ainsi que des influences culturelles, circulaient avec elle. Un voyage à vélo dans les montagnes sauvages et spectaculaires du Pamir, c'est aussi, en quelque sorte, une chevauchée entre l'histoire antique et l'histoire contemporaine.

L'Instinct

La prévisibilité est pratique pour un organisateur. Mais donner un itinéraire des mois à l'avance relève plus de la manufacture que de l'aventure. Notre façon de faire est plus complexe, mais c'est notre métier et ça nous amuse. Voici quand même notre intention...

Samarcande, un saut dans un passé mythique


Avant que les populations persanophones ne soient séparées par des frontières, la ville de Samarcande a fait partie de plusieurs empires perses successifs. En tant que pivot du commerce sur la Route de la Soie, elle a attiré des artisans et des architectes en provenance de toute l'Asie qui s'y sont installés et, au fil des siècles, y ont laissé un héritage culturel qui, encore aujourd'hui, témoigne de ce passé glorieux. Entre ses bâtiments aux céramiques multicolores, ses marchés d'autrefois encore bondés et ses mosquées à l'architecture remarquable, Samarcande porte son histoire avec élégance. Son peuple chaleureux est un autre de ses trésors et son caractère tadjik est bien préservé même si Samarcande se trouve maintenant en Ouzbékistan, de l'autre côté d'une frontière. C'est après la visite de cette cité que nous enfourchons nos vélos pour nous engager sur l'étonnante route du Pamir.

Un peuple de montagne et de chevaux


Cap au sud, vers Douchanbé, notre trajet longe ensuite la frontière afghane avant de remonter vers le nord. En roulant à travers les paysages spectaculaires du haut plateau du Pamir, en voyant tous les sommets enneigés de 6 000 et 7 000 m qui l'entourent, on est éblouis de constater que les Tadjiks qui y vivent habitent l'une des régions les plus belles et les plus isolées du monde. Pourtant, leur éloignement n'enlève rien à leur nature chaleureuse et accueillante. À l'image des chevaux sauvages qui galopent en grand nombre sur leurs terres, les Tadjiks vivent dans le moment présent et sont simplement heureux d'exister. Pour partager leur bonheur quotidien, ils vous inviteront même dans leur maison sans hésiter. Chaque rencontre avec un Tadjik est surprenante par son authenticité et sa bienveillance et, chose encore plus rare, le stress semble être complètement absent de leur culture. Même si les paysages changent au fil de notre route, la bonté des Tadjiks, elle, demeure la même partout.

La vallée Wakhan


Notre passage dans la ville de Khorog nous annonce le début de notre descente dans la vallée Wakhan. Petit à petit, les paysages deviennent plus verdoyants alors que nous arrivons dans la partie la plus fertile du pays. Sur près de 250 km, nous longeons la rivière Panj qui sert de frontière entre le Tadjikistan et l'Afghanistan. Autour de nous, s'élèvent le massif du Pamir au nord et les sommets de l'Hindou Kouch au sud. Coincée entre ces géants, cette vallée sauvage et isolée était le couloir le plus direct vers la Chine pour les marchands de soie. Les forteresses en ruines témoignent d'ailleurs de cette époque et, le décor ayant très peu changé depuis, cela nous fera sourire de penser que nous roulons aussi sur les pas de Marco Polo qui a fait le même trajet à dos de cheval il y a plus de 750 ans.

Le lac Karakul : aussi percutant qu'une météorite


Emprunter la route du Pamir à vélo, c'est parfois rouler hors de notre zone de confort. Bien qu'on l'appelle «Pamir Highway», cette voie n'a rien d'une véritable autoroute. Certaines sections ont été minimalement entretenues, d'autres ont carrément été mises à neuf, et quelques passages ressemblent à une rue de Montréal trouée de nids-de-poule (avec l'achalandage et les cônes orange en moins). Puis il y a l'adaptation à l'altitude, mais le trajet, qui débute à 900 m et monte graduellement, nous permet de nous acclimater. Si bien qu'à l'approche du col Ak-Baïtal à 4 800 m, nous serons prêts à relever le défi. L'effort en vaudra mille fois la peine puisque nous rejoindrons les rives du lac Karakul, un lac immense aux eaux turquoise qu'une météorite a créé sur le toit du monde comme un cadeau aux cyclistes audacieux.

Après l'Ouzbékistan et le Tadjikistan, un saut au Kirghizistan


La suite débute par une longue et belle descente jusqu'à Osh, la plus ancienne ville du Kirghizistan. Ancienne capitale et lieu important du commerce de la soie, elle porte très bien ses 3 000 ans d'existence. Son grand marché embaume les épices et l'abondance de fruits et de noix témoigne de la fertilité de la région. Ici, nous délaissons nos vélos pour prendre un véhicule qui nous ramènera à Samarcande par la magnifique vallée de Ferghana. Source de nombreuses productions agricoles et textiles, elle chevauche les frontières de l'Ouzbékistan, du Tadjikistan et du Kirghizistan. Comme le faisaient les caravanes du commerce de la soie, nous prendrons le temps de nous arrêter dans les marchés animés de Kokand et Khujand. Nous visiterons les vieux ateliers de la soie et d'autres témoins importants de ce commerce historique. À notre retour à Samarcande, la boucle sera bouclée et la route mythique du Pamir fera désormais partie de notre propre histoire.

Informations techniques

Prix*


8800$

  • 1er au 20 août 2027
  • Durée sur place: 19 jours


* Par virement Interac (taxes incluses)

Parlons effort, confort et climat

Un peu de logistique et ce qui vous attend au niveau de l'effort et du confort. 

Pour ce voyage, il est nécessaire d'avoir une bonne, voire une excellente, condition physique. Vous devez être en mesure de fournir l'effort nécessaire pour parcourir 80 à 100 km par jour. Parfois, nous devrons tenir compte du froid, du vent et de l'altitude, mais l'itinéraire est conçu pour nous offrir les conditions les plus favorables côté vent et altitude.


En dehors de notre parcours cycliste, l'hébergement est en hôtel. Lorsque nous enfourchons nos vélos, nous alternons les nuitées en maisons d'hôtes et les nuits en camping. Nous voyagerons léger puisque notre seul bagage à transporter sera nous-mêmes. À bord de véhicules, une équipe tadjike nous suivra en transportant tout notre matériel et s'occupera de monter les campements et préparer les repas. Nous aurons ainsi la chance de manger des aliments locaux préparés à la manière tadjike. La viande sera une composante importante de nos repas puisqu'elle est un élément central de l'alimentation tadjike; cependant, une option végétarienne peut être possible mais vous devez en discuter préalablement avec le guide.


Sur le haut plateau du Pamir au mois d'août, il faut s'attendre à une température moyenne de 15 à 20 ℃ le jour. La nuit, la température peut descendre jusqu'à 0 ℃, voire -5 ℃ dans la région du lac Karakul. À Samarcande, Douchanbé et la vallée de Ferghana, les températures sont comparables à celles de Montréal en été, soit de 35 à 38 ℃. Le climat sec rend d'ailleurs ces températures très supportables.

Ce que nous ferons avec votre argent

Voyager coûte cher: au voyageur, en dollars et à l’environnement, en GES. Et aussi, malheureusement, quelquefois, aux gens que nous visitons.

Nous n’aurions pas créé Instincts Vagabonds si nous ne pensions pas apporter un vent de fraîcheur dans le milieu. Mais nous voulions pousser plus loin, pour que notre travail enrichisse des gens bien réels (ceux que nous côtoyons de par le monde) plutôt que des actionnaires. Instincts Vagabonds sera donc une Organisation Sans But Lucratif (OSBL).

Concrètement, cela signifie que nous mettons nos responsabilités sociales et environnementales au cœur de notre projet, devant la rentabilité, les profits et les marges. Nous respectons nos engagements envers nos vagabonds sédentaires (les équipes locales), pour qui un voyage représente une grande proportion de leur revenu annuel. C’est la raison qui nous incite à confirmer d’ores et déjà pratiquement tous nos voyages. À nous, les choyés de la planète, d’assumer le risque.

Ceci dit, nous croyons fermement que la saine gestion financière bénéficiera à la planète (pour paraphraser Chouinard : la planète est notre seule actionnaire). Nous ne sommes pas nés de la dernière pluie en affaires. Nous savons que nous pouvons y arriver, et très bien, avec un modèle économique qui repose sur des frais fixes extrêmement bas. Nous n’avons pas de bureau. Notre masse salariale est essentiellement limitée aux vagabonds (qui sont payés seulement si le voyage a lieu) plus un ou deux salaires «administratifs». En contrepartie de leur implication, les guides bénéficieront du plus haut salaire offert au Québec. Pour le site web et les logiciels de gestion nous avons opté pour la simplicité avec Shopify (une entreprise canadienne). En quelque sorte, notre site web est «amateur». Nous payons un abonnement annuel plus que raisonnable.

Pour le marketing nous comptons d’abord sur les réseaux, formels et informels, de tous ces guides-vagabonds qui ont guidé, depuis plus de 25 ans, plusieurs milliers de personnes. Ils jouissent tous d’une grande crédibilité. Nous pensons aussi que les médias traditionnels s’intéresseront à nous puisque c’est...nouveau, original et audacieux. Et surtout, nous comptons sur vous, les voyageurs, pour en parler.

Merci de votre confiance.

Parlez à un guide ou à un guide!

Les zinternets c'est bien beau mais rien ne vaut une discussion avec le guide. Si vous préférez que l'on vous parle de l'offre générale demandez à parler avec un conseiller* qui connaît tous les voyages. Notre promesse c'est que dans les deux cas vous parlerez à un guide et non pas à un vendeur.