© David Ducoin
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Mustang, royaume tibétain au cœur de l’Himalaya

Népal - 2 au 26 avril 2027 - 25 jours sur place


Imaginé et guidé par Richard Rémy


Le voyage est déjà assuré puisqu’imaginé pour un petit groupe sur mesure. Il reste 5-6 places.

Un peu de géographie

Entre Himalaya et plateau tibétain, au cœur des canyons les plus profonds du monde

La nature exagère si bien qu'ici un géologue pourrait cumuler les thèses de doctorats à l'infini. Un historien y ferait un portrait des plus éloquents du bouddhisme. Quant au marcheur, en regardant vers le sud, il y a, juste là, deux géants: Daulaghiri (8167m) et la barrière de l’Annapurna (8091m). Vers le nord, le Tibet. Et tout autour, un délire de canyons, de rivières, de plateaux. Géologiquement, le Mustang est unique; les plus profonds canyons du monde s’y trouvent, couronnés de sommets de 7000 et 8000m. Comme si ce n’était pas assez, ce petit royaume tibétain (rattaché au Népal depuis une centaine d’années) était l’un des plus riches en permettant le passage de caravanes. On y retrouve donc les plus beaux villages de montagne du pays. Et il faut surtout souligner que les habitants, les Lobas, ont construit les monastères les plus raffinés de tout le monde bouddhiste. Michel Ange n’aurait pas détonné dans ces monastères.


Oui nous sommes au Népal, mais rien ne se compare au Mustang.

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@ Alexandre BD
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Mais avant d'aller plus loin...

Rencontrez brièvement votre guide Richard

Je dis que le Népal ce sont mes pantoufles. Je m’y sens bien et c’est déjà beaucoup. Est-ce que cela fait de moi un expert du pays? Ce serait prétentieux. Mais après plus de 30 treks guidés et des randos personnelles, je revendique l’idée d’être au moins un sacré bon voyageur. Et je laisse aux gens que j’ai guidés le loisir de commenter ma performance de guide. Mais j’ai eu cette incroyable chance d’apprendre, pour mon premier voyage au Mustang en 2001, de celui avec qui j’avais fondé Karavaniers en 1998, Pascal Guillaume. Lui c’était un expert, une référence mondiale. Autrement dit, si je voulais un jour prendre la relève (parce qu’il est décédé en 2011), je me devais d’être ambitieux, tête de cochon, audacieux, entêté. Je devais questionner et remettre pas mal tout en question sauf l’idée de voyager. Surtout sans compromis. Et humblement, je me suis appliqué à faire tout ça, d’où la naissance d’Instincts Vagabonds. Cet itinéraire précis, il en serait fier.


Le Mustang pour moi, comme le sera le Dolpo en septembre, est le genre de défi qui me plait au plus haut point : au-delà du trek spectaculaire, de la complicité avec Tendee, Kaji et toute la gang, il y a cette exigence d’expliquer une culture riche. Pour faire en sorte que des voyageurs, exigeants, en ressortent grandis. Et un peu fatigués aussi 😊. L’itinéraire de cette année est encore plus complet que celui de 2025 (voir la section suivante), j’ai «ajusté» les expériences.


Pis j’y retourne avec Tendee et Wangyal (sur la photo).

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Pourquoi cette région

Pour un équilibre parfait entre paysages dramatiques et culture raffinée

En 2025, j’y retournais pour une 4e fois (plus de 30 fois au Népal cependant) et je me suis fait un grand plaisir en offrant vraiment un grand tour du Mustang. Je voulais aller voir des monastères lointains que je n’avais pas encore vus. Je voulais faire des détours pour visiter des grottes étranges. Je voulais essayer des sentiers que peu de guides, sauf quelques bergers, connaissaient. Je voulais prendre mon temps. J’ai cherché et trouvé un guide Lopa (les habitants du Mustang) formidable, Wangyal, qui a découvert plein de choses lui-même. C’était un voyage ambitieux d’autant qu’il a un peu été le voyage fondateur d’Instincts Vagabonds. Je voulais des voyageurs curieux, en forme, sympathiques. J’ai été gâté.


Ç’aurait pu être ma dernière fois, il y a tant de choses à voir ailleurs aussi. Mais quand un petit groupe d’amies, qui sera complété par d’autres voyageurs, m’a demandé où j’irais si je voulais avoir un mélange de montagnes gigantesques, de riches cultures, de magnifiques villages, de saveur bouddhiste évidente et où on aurait un grand sentiment d’éloignement, le Mustang s’est imposé. Évidemment! Comme elles avaient un peu de temps, ce sera un «encore plus grand et complet» tour du Mustang. Et donc, pour mon plus grand plaisir, j’irai moi aussi découvrir de nouveaux endroits.


Le luxe du temps.

L'Instinct

La prévisibilité est pratique pour un organisateur. Mais donner un itinéraire des mois à l'avance relève plus de la manufacture que de l'aventure. Notre façon de faire est plus complexe, mais c'est notre métier et ça nous amuse. Voici quand même notre intention...

De Tetang à Tsarang


Le voyage débutera par Bakthapur pour 2 nuits, la plus belle (petite) ville du Népal.


Puis nous entrerons au Mustang en commençant par 3 nuits dans la banlieue de Tetang qui est, à mon avis, l’un des plus intéressants villages de la région. Ici la vie n’a pas encore pris le virage de la vitesse. Et nous sommes au pied du plus profond canyon du monde que nous irons voir en prétextant l’acclimatation. Ensuite, sur 5 ou 6 jours, nous zigzagerons d’un village à l’autre pour aller voir une cave sacrée (Chungsi), une gorge impressionnante, le monastère le plus vieux du Mustang (Gar gompa). Nous ferons ensuite un passage dans le gros village de Tsarang où je vous raconterai ce que nous avions eu la chance de voir en 2001...un trésor de l’humanité, gardé sur une chaise en métal poussiéreuse. On essaiera de le retrouver.

@ Alexandre BD
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De Tsarang à Konchok Link en passant par Lo


En empruntant le plus de «danda» possible (i.e. crêtes), nous approchons de la capitale et du plateau tibétain. Cela nous permet aussi d’éviter la piste. Donc arrêt pour 2 nuits dans la capitale, Lo Manthang. Elle est fascinante par ses ruelles et son cachet hors du temps. Mais là où elle est éblouissante c’est...Imaginez que vous êtes au Vatican, qu’il n’y a personne et que vous trouvez un vieux prêtre qui vous ouvre une porte avec une vieille clé, qu’il écarte un épais rideau poussiéreux et que vous découvrez l’œuvre de Michel Ange et Leonard de Vinci. Les artistes qui ont peint les murs il y a plusieurs centaines d’années étaient de cette trempe. Et un restaurateur d’art italien, Luigi Fieni, y a consacré les 25 dernières années de sa vie. Je l’avais rencontré en 2004 alors qu’il débutait...un fou idéaliste je me disais. Il a réussi! Ensuite ce sera Konchok Link mais pour s’y rendre, je réserve mes superlatifs!

© David Ducoin
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De Konchok Link à Yara


Les 4 ou 5 prochains jours nous éloignent complètement de ce qu’on pourrait appeler le «Mustang classique». Loin des pistes, le sentier ne se calme absolument pas! Il nous lance au visage des gorges, des rivières, des canyons. Les jambes le sentent aussi : quelques bonnes montées nous attendent mais l’acclimatation est derrière nous. Nous planterons nos tentes près du très joli, mais malheureusement en partie abandonné faute d’eau, village de Samdzong. Ensuite, un long plateau et une plongée impressionnante nous mèneront au pied du monastère de Chodzong. Atmosphérique et mystérieux, il est surtout si peu visité qu’il semble nous ouvrir ses rideaux en nous imposant... le silence. Enfin Yara est ses gigantesques «cheminées de fées» (photo ci-contre) concluront cette étape.

© David Ducoin
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De Yara à Khampa camp


Si les dénivelées se calment un peu, les paysages n’en font qu’à leurs têtes en nous rapprochant des deux géants. Vers l’ouest, on aperçoit le solitaire Daulaghiri et ses 8167m. À l’est, plusieurs sommets flirtant et dépassant les 8000m, le «mur de l’Annapurna». Il constitue le plus haut «mur de montagnes» du monde. Impossible de les rater puisque notre direction est maintenant «franc Nord». Étape au fort charmant village de Tangge que nous prendrons le temps de bien visiter. Puis en franchissant un pont impressionnant, nous irons jusqu’au camp historique de Khampa camp qui abritait les rebelles qui luttaient contre la Chine qui envahissait le Tibet.

De Khampa camp à Gyu la et vers Pokhara et Katmandou


Les géants ne cessent de grandir et nous laissent approcher par des sentiers faciles mais tout aussi impressionants. Par ici une gorge, par là un magnifique sentier en balcon. Heureusement le pied est maintenant sûr et nous pouvons relever la tête, de fierté et d’émerveillement. Nous devons bientôt quitter le territoire du Mustang non sans passer par un des points de vue les plus spectaculaires : le col du Gyu la.


Puis une longue route nous mènera vers la tropicale Pokhara pour deux nuits et son beau lac de Phewa. Katmandou et son effervescente culture nous attendent par la suite pour deux ou trois nuits.*


*Journée optionnelle, voir inclusions/exclusions

Informations techniques

Le voyage est déjà assuré puisqu’imaginé pour un petit groupe sur mesure. Il reste 5-6 places.

Prix*


4 à 8 voyageurs: 8900$ / 9 à 12 voyageurs: 8400$

  • 2 au 26 avril 2027
  • Durée sur place: 25 jours
  • Rendez-vous à Katmandou le 2 avril
  • VISA en ligne ou sur place (voir formalités)


* Par virement Interac (taxes incluses)

@ Alexandre BD
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Parlons effort, confort et climat

Un peu de logistique et ce qui vous attend au niveau de l'effort et du confort. 

Les journées seront de 5 à 7 heures de marche, avec 2 ou 3 jours plus exigeants. Une journée typique sera de se réveiller à 6h, avec le thé à votre tente ou à votre chambre. Vous avez une heure pour faire vos bagages. On déjeune à 7h, on part entre 8h et 8h30! Bref on a du temps pour regarder les montagnes en buvant un 2e, 3e café! Vers midi on s’arrête pour au moins une heure. Arrivée à l’étape entre 16h et 17h.


Les altitudes dans ce pays de Mustang sont très raisonnables considérant que nous sommes en Himalaya. Nous marcherons principalement entre 3000 et 4000m. Nous aurons quelques (2 ou 3) cols faciles entre 4200m et 4400m. Je prévois dormir deux fois seulement au-dessus de 4000m. Nous serons donc très bien acclimatés. Les sentiers sont techniquement faciles, en général larges et bien dégagés. Il y a beaucoup de crêtes qui donnent des vues à 360 degrés. C’est magique. Il n’est pas impossible d’avoir des passages plus délicats pour lesquels j’aurai une corde pour effectuer ces quelques pas. Pas d’inquiétude cependant, nous ne prendrons pas de risques inutiles.


Comme nous sommes juste au nord du plus imposant « mur de montagnes» au monde, l’Annapurna, nous devrions en général avoir de beaux ciels bleus. Évidemment la pluie est possible (et neige sur les sommets) mais je ne crois pas que nous marcherons dans la neige. Le jour, il fera bon, voire chaud. De 10 à 20C. La nuit, autour de 4000m, la température pourra descendre sous zéro, mais à peine. Le plus souvent, ce sera autour de 5C. Surtout, c’est un climat sec.


Pour l’hébergement, je prévois une combinaison de lodges «basiques» et de campements en tentes. Ce sont de généreuses et solides tentes de montagne pour 3 personnes dans lesquelles vous serez 2. Nous vous fournissons également d’excellents matelas de sol chauds et épais. Évidemment vous ne portez que votre sac de jour, les bagages étant transportés à dos de cheval.


Les vols en montagne étant fortement soumis aux aléas de la météo nous opterons pour le transport terrestre puisque ce trek nous le permet. Prévoyez deux bonnes journées de transport, une à l’allée et l’autre au retour. Entre Katmandou et Pokhara, nous prendrons un vol (30 minutes).

Ce que nous ferons avec votre argent

Voyager coûte cher: au voyageur, en dollars et à l’environnement, en GES. Et aussi, malheureusement, quelquefois, aux gens que nous visitons.

Nous n’aurions pas créé Instincts Vagabonds si nous ne pensions pas apporter un vent de fraîcheur dans le milieu. Mais nous voulions pousser plus loin, pour que notre travail enrichisse des gens bien réels (ceux que nous côtoyons de par le monde) plutôt que des actionnaires. Instincts Vagabonds sera donc une Organisation Sans But Lucratif (OSBL).

Concrètement, cela signifie que nous mettons nos responsabilités sociales et environnementales au cœur de notre projet, devant la rentabilité, les profits et les marges. Nous respectons nos engagements envers nos vagabonds sédentaires (les équipes locales), pour qui un voyage représente une grande proportion de leur revenu annuel. C’est la raison qui nous incite à confirmer d’ores et déjà pratiquement tous nos voyages. À nous, les choyés de la planète, d’assumer le risque.

Ceci dit, nous croyons fermement que la saine gestion financière bénéficiera à la planète (pour paraphraser Chouinard : la planète est notre seule actionnaire). Nous ne sommes pas nés de la dernière pluie en affaires. Nous savons que nous pouvons y arriver, et très bien, avec un modèle économique qui repose sur des frais fixes extrêmement bas. Nous n’avons pas de bureau. Notre masse salariale est essentiellement limitée aux vagabonds (qui sont payés seulement si le voyage a lieu) plus un ou deux salaires «administratifs». En contrepartie de leur implication, les guides bénéficieront du plus haut salaire offert au Québec. Pour le site web et les logiciels de gestion nous avons opté pour la simplicité avec Shopify (une entreprise canadienne). En quelque sorte, notre site web est «amateur». Nous payons un abonnement annuel plus que raisonnable.

Pour le marketing nous comptons d’abord sur les réseaux, formels et informels, de tous ces guides-vagabonds qui ont guidé, depuis plus de 25 ans, plusieurs milliers de personnes. Ils jouissent tous d’une grande crédibilité. Nous pensons aussi que les médias traditionnels s’intéresseront à nous puisque c’est...nouveau, original et audacieux. Et surtout, nous comptons sur vous, les voyageurs, pour en parler.

Merci de votre confiance.

Parlez à un guide ou à un guide!

Les zinternets c'est bien beau mais rien ne vaut une discussion avec le guide. Si vous préférez que l'on vous parle de l'offre générale demandez à parler avec un conseiller* qui connaît tous les voyages. Notre promesse c'est que dans les deux cas vous parlerez à un guide et non pas à un vendeur.