Balkans, là où les montagnes racontent une autre histoire

Albanie - Kosovo - Monténégro - 23 mai au 3 juin 2027 - 12 jours sur place


Imaginé et guidé par Mariana Ledesma


Un peu de géographie

Un voyage commence parfois par l'influence d'une personne, d'un livre, d'une renommée... Pour moi, c'est Emir Kusturica et ses films. En débarquant pour la première fois dans les Balkans, je m'attendais à retrouver un peu de l'univers de ses films : des personnages hauts en couleur, une impression que tout pouvait arriver et des paysages sauvages. Ce voyage m'a donné tout autre chose. J'y ai découvert une mosaïque de cultures, une histoire fascinante et des montagnes d'une beauté saisissante. Les Balkans se sont révélés infiniment plus vastes, plus nuancés et plus surprenants que ce que le cinéma m'avait laissé imaginer.


Il me fallait revenir. Depuis, je rêve un jour de parcourir, morceau par morceau, Il me fallait revenir et je me suis mise à rêver grand et à imaginer une traversée de la Via Dinarica, un sentier qui relie plusieurs pays — de la Slovénie jusqu’à l’Albanie, en passant par la Croatie, la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro. Seul petit hic: la distance à parcourir est de plus de 1300 km!


Choisir par où commencer n'a pas été simple. Les Alpes dinariques couvrent un immense territoire et chaque secteur possède sa propre personnalité. Certains itinéraires sont plus techniques, d'autres plus accessibles. Certains offrent des infrastructures développées, tandis que d'autres demeurent encore très sauvages.

Mais avant d'aller plus loin...

Rencontrez brièvement votre guide Mariana

En plus de ma fascination pour les films d'Emir Kusturica, un de mes amis d'enfance est originaire du Kosovo. 1 + 1 a fait que c'est à cet endroit que j'ai débarqué la première fois. Je me rappelle qu'on nous disait alors de ne surtout pas quitter les sentiers, car certaines zones étaient encore à risque. Aujourd’hui, tout cela est du passé. Ce même territoire est devenu un lieu d’accueil et de partage. En montagne, on a le privilège de croiser des gens qui sont revenus vivre ici après des années d’exil. Avec un plaisir non dissimulé, ils ouvrent leurs portes, partagent un repas, racontent leur histoire avec une générosité touchante.


C'est, entre autres, ce que j'aime des Balkans; leur nature vaste et nuancé. Chaque région possède sa propre identité, sa propre histoire et sa propre culture. C'est cette diversité qui me donne envie d'y retourner.

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Pourquoi cette région

Je vous propose un itinéraire au cœur de cette région méconnue d'Europe du Sud-Est. Un trek qui traverse trois pays — l’Albanie, le Kosovo et le Monténégro — en suivant les crêtes sauvages des Alpes dinariques que l'on compare souvent aux Dolomites ou aux Alpes… et ce n’est pas un hasard. On y retrouve cette même puissance minérale, ces reliefs dramatiques, ces panoramas qui s’ouvrent à perte de vue. Mais ici, quelque chose est différent. Plus brut, plus discret, plus humain aussi. C’est justement pour cela qu’on appelle cette chaîne les Alpes dinariques : une continuité géographique et esthétique, mais avec une identité intime et encore préservée. Elles abritent d'ailleurs certains des paysages les plus sauvages d’Europe : vastes plateaux karstiques, sommets calcaires spectaculaires, vallées pastorales et forêts préservées.


Notre itinéraire traverse le massif des Prokletije, littéralement les « Montagnes Maudites », considéré comme le secteur le plus spectaculaire de toute la chaîne. Traverser ces montagnes, c’est relier trois pays qui ont connu des histoires complexes, parfois douloureuses. Aujourd’hui, la nature reprend sa place et les sentiers deviennent des ponts. En les marchant, on découvre une culture montagnarde encore très vivante et chaque journée devient ainsi une traversée autant culturelle que géographique.


Les journées sont engagées, avec de beaux dénivelés, des traversées alpines exigeantes et des paysages qui se méritent. Mais chaque soir, on retrouve la chaleur des gîtes, l’accueil sincère des familles locales, un bon repas maison, un verre de vin partagé… et le luxe d'une douche.

L'Instinct

La prévisibilité est pratique pour un organisateur. Mais donner un itinéraire des mois à l'avance relève plus de la manufacture que de l'aventure. Notre façon de faire est plus complexe, mais c'est notre métier et ça nous amuse. Voici quand même notre intention...

Tirana et les portes des Alpes albanaises


Notre aventure débute à Tirana, capitale vibrante de l'Albanie où se rencontrent influences ottomanes, européennes et balkaniques. N'espérez pas y faire la grasse matinée car l'appel à la prière en provenance de la mosquée nous réveille très tôt. N'espérez pas vous rendormir non plus car les cloches des églises catholiques résonnent quelques minutes plus tard, suivies de celles des églises orthodoxes. Ici, en quelques rues seulement, plusieurs religions et traditions cohabitent et nous résument de la plus belle manière les Balkans: un territoire où les influences se rencontrent, parfois se côtoient depuis des siècles, et où cette diversité fait partie du quotidien.


Après avoir pris le pouls de cette région, nous quittons progressivement l'agitation urbaine pour rejoindre les montagnes du nord. Au fil de la route, les vallées se resserrent, les villages se font plus rares et les sommets calcaires commencent à dessiner l'horizon. Une première nuit nous permet de nous imprégner du rythme local avant de plonger au cœur de l'aventure. Dès le lendemain, les Alpes dinariques nous ouvrent leurs portes.

Là où les frontières traversent les montagnes


Peu d'endroits en Europe permettent de traverser trois pays à pied au cours d'un même voyage. Entre l'Albanie, le Monténégro et le Kosovo, nous suivons d'anciens sentiers pastoraux qui reliaient autrefois les communautés de montagne bien avant que les frontières modernes ne les séparent. Pendant longtemps, ces mêmes frontières étaient parmi les plus fermées d'Europe. Aujourd'hui, on les traverse simplement en marchant. Les habitants nous racontent parfois quelques souvenirs, mais on sent surtout une immense envie de regarder vers l'avenir. C'est d'ailleurs cette ambiance qui m'a surprise en parcourant ces montagnes. J'ai eu l'impression de rencontrer des gens profondément attachés à leur territoire, heureux de partager leur culture plutôt que leur passé. Marcher ici, c'est découvrir une région où les montagnes ont toujours été plus fortes que les divisions humaines.

Les Alpes dinariques dans toute leur splendeur


Les journées s'enchaînent entre crêtes panoramiques, sommets rocheux, vallées suspendues et vastes pâturages d'altitude. Nous parcourons l'un des plus beaux itinéraires de randonnée des Alpes dinariques, au cœur de paysages parmi les plus spectaculaires d'Europe. Les paysages changent constamment: lacs glaciaires, forêts profondes, prairies fleuries et falaises impressionnantes se succèdent au rythme de nos pas. Nous gravissons plusieurs sommets emblématiques, dont le Taljanka et le Gjeravica, point culminant du Kosovo. Non seulement chaque journée nous offre son lot de panoramas mais il n'est pas rare qu'en arrivant dans un village, quelqu'un nous invite spontanément à goûter un verre de vin maison ou un rakija fabriqué par la famille. Ces petits moments improvisés deviennent souvent les plus beaux souvenirs du voyage.

Villages de montagne et hospitalité balkanique


Laissez-moi vous parler de Balki. C'est le nom que nous avons donné à un chien rencontré au Monténégro. Sans qu'on lui demande quoi que ce soit, il a décidé de nous accompagner pendant toute une journée de randonnée. Huit heures de marche. Évidemment, je lui ai donné la moitié de mon sandwich et, à la fin de la journée, nous étions convaincus d'avoir trouvé un nouveau compagnon de voyage. Puis, au premier café, deux autres randonneurs sont passés... et Balki est reparti avec eux! Je suis persuadée qu'il passe son été à adopter de nouveaux randonneurs chaque matin pour le simple plaisir de partager de bons moments ensemble. Pour moi, Balki est l'emblème de l'hospitalité balkanique. À Cerem, Dobërdol, Milishevc, Babino Polje ou Vusanje, les traditions demeurent bien vivantes et l'accueil est profondément ancré dans la culture locale. Chaque soir, nous sommes accueillis dans de petites maisons d'hôtes, refuges ou auberges familiales nichés au cœur des montagnes et les repas préparés avec des produits du terroir deviennent des moments privilégiés pour échanger avec nos hôtes et prolonger les conversations bien après le souper.

Shkodër, la douceur après l'effort


Après notre dernière traversée vers le mythique village de Theth, nous redescendons vers Shkodër, l'une des villes les plus attachantes d'Albanie. Ses rues animées, ses terrasses conviviales et son riche patrimoine offrent une transition parfaite entre la montagne et le retour à la maison. Nous profitons d'une dernière soirée pour célébrer l'aventure vécue ensemble et revisiter les moments forts du voyage. Le lendemain matin, l'appel de la mosquée vous réveillera, puis les cloches des autres églises; et ce sera le moment pour vous de rentrer au bercail afin de mieux revenir un jour découvrir un autre visage des Balkans. Pour ma part, je suis convaincue que je continuerai longtemps à explorer cette immense chaîne de montagnes et, qui sait, peut-être aurons-nous un jour l'occasion d'en parcourir d'autres secteurs ensemble.

Informations techniques

Prix*


4800$

  • 23 mai au 3 juin 2027
  • Durée sur place: 12 jours
  • Supplément de 300$ pour petit groupe (4-6 personnes)
  • Rendez-vous à Tirana
  • Possibilité de l'offrir en septembre 2027


* Par virement Interac (taxes incluses)

Parlons effort, confort et climat

Un peu de logistique et ce qui vous attend au niveau de l'effort et du confort. 

Ce voyage s'adresse à des randonneurs en bonne condition physique qui apprécient enchaîner plusieurs journées de marche en montagne (9 dans ce voyage). Les sentiers empruntés sont généralement bien tracés, mais les étapes comportent des montées et descentes régulières sur des terrains parfois rocailleux ou irréguliers.


Les dénivelés quotidiens varient généralement entre 700 et 900 mètres positifs et négatifs, avec quelques journées pouvant dépasser les 1 000 mètres de dénivelé. Les journées de marche s'échelonnent habituellement entre 5 et 8 heures selon le terrain et le rythme du groupe.


Afin de rendre l'expérience plus agréable, un service de transfert de bagages est inclus pendant la majeure partie du trek. Vous n'aurez donc qu'à porter votre sac de jour contenant votre eau, votre boîte à lunch et vos effets essentiels pour la journée.


Même si le confort logistique réduit considérablement la difficulté du voyage, il demeure important d'arriver bien préparé. Une pratique régulière de la randonnée ou d'autres activités d'endurance dans les mois précédant le départ est fortement recommandée.


Tout au long du parcours, nous logerons dans de petites maisons d'hôtes, refuges et auberges familiales situés au cœur des montagnes. Les chambres/dortoirs sont simples mais chaleureuses et reflètent le mode de vie traditionnel de la région. Selon les hébergements, les chambres peuvent être partagées entre deux et cinq personnes. Les salles de bain sont parfois privées, parfois partagées.


La cuisine locale puise ses influences dans les traditions balkaniques, turques et méditerranéennes. Soupes maison, légumes du jardin, fromages artisanaux, pains fraîchement cuits, viandes grillées et pâtisseries traditionnelles composent généralement les repas. L'eau est abondante dans les montagnes des Balkans. Il est possible de remplir sa gourde dans plusieurs sources naturelles et dans les hébergements.


Nous avons choisi de partir au début de la saison de randonnée afin de profiter de l'un des plus beaux moments de l'année dans les Alpes dinariques. En mai, les sentiers sont encore relativement peu fréquentés et les températures demeurent agréables pour la marche.


À cette période, la montagne s'éveille doucement après l'hiver. Les prairies alpines se couvrent progressivement de fleurs sauvages, les vallées verdissent et les sommets conservent parfois quelques traces de neige qui accentuent encore davantage la beauté des paysages.


Comme dans toute région montagneuse, les conditions peuvent varier rapidement. Nous pouvons connaître de magnifiques journées ensoleillées, mais aussi du brouillard, du vent, de la pluie ou même quelques passages enneigés sur les cols les plus élevés.

Ce que nous ferons avec votre argent

Voyager coûte cher: au voyageur, en dollars et à l’environnement, en GES. Et aussi, malheureusement, quelquefois, aux gens que nous visitons.

Nous n’aurions pas créé Instincts Vagabonds si nous ne pensions pas apporter un vent de fraîcheur dans le milieu. Mais nous voulions pousser plus loin, pour que notre travail enrichisse des gens bien réels (ceux que nous côtoyons de par le monde) plutôt que des actionnaires. Instincts Vagabonds sera donc une Organisation Sans But Lucratif (OSBL).

Concrètement, cela signifie que nous mettons nos responsabilités sociales et environnementales au cœur de notre projet, devant la rentabilité, les profits et les marges. Nous respectons nos engagements envers nos vagabonds sédentaires (les équipes locales), pour qui un voyage représente une grande proportion de leur revenu annuel. C’est la raison qui nous incite à confirmer d’ores et déjà pratiquement tous nos voyages. À nous, les choyés de la planète, d’assumer le risque.

Ceci dit, nous croyons fermement que la saine gestion financière bénéficiera à la planète (pour paraphraser Chouinard : la planète est notre seule actionnaire). Nous ne sommes pas nés de la dernière pluie en affaires. Nous savons que nous pouvons y arriver, et très bien, avec un modèle économique qui repose sur des frais fixes extrêmement bas. Nous n’avons pas de bureau. Notre masse salariale est essentiellement limitée aux vagabonds (qui sont payés seulement si le voyage a lieu) plus un ou deux salaires «administratifs». En contrepartie de leur implication, les guides bénéficieront du plus haut salaire offert au Québec. Pour le site web et les logiciels de gestion nous avons opté pour la simplicité avec Shopify (une entreprise canadienne). En quelque sorte, notre site web est «amateur». Nous payons un abonnement annuel plus que raisonnable.

Pour le marketing nous comptons d’abord sur les réseaux, formels et informels, de tous ces guides-vagabonds qui ont guidé, depuis plus de 25 ans, plusieurs milliers de personnes. Ils jouissent tous d’une grande crédibilité. Nous pensons aussi que les médias traditionnels s’intéresseront à nous puisque c’est...nouveau, original et audacieux. Et surtout, nous comptons sur vous, les voyageurs, pour en parler.

Merci de votre confiance.

Parlez à un guide ou à un guide!

Les zinternets c'est bien beau mais rien ne vaut une discussion avec le guide. Si vous préférez que l'on vous parle de l'offre générale demandez à parler avec un conseiller* qui connaît tous les voyages. Notre promesse c'est que dans les deux cas vous parlerez à un guide et non pas à un vendeur.