Hautes latitudes sous l’éclipse totale: voiles et randos

Islande - 1er au 13 août 2026 - 14 jours sur place


Imaginé et guidé par Vicente Castro


Déjà complet, désolé!!

Un peu de géographie

De glace et de feu

Une densité de moins de 4 habitants par kilomètre carré, dont la majorité habite dans la capitale de Reykjavik, des sources thermales où se baignent de petites communautés depuis une quarantaine de générations, et une histoire imprégnée de légendes vikings; voici l'Islande dans l'imaginaire collectif. Dans la réalité très concrète du peuple qui habite l'île, l'Islande est aussi la porte d'entrée de l'Arctique et sa situation géographique l'a très longtemps isolée du reste du monde. Cela explique d'ailleurs pourquoi la langue islandaise, parlée par les premiers colons vikings, a été préservée de la plupart des influences extérieures et a peu évolué. A contrario, leur mode de gouvernance était des plus avant-gardistes. Berceau de la démocratie, l'Islande a mis en place le premier parlement dès 930. Ce contexte politique a forgé un peuple aux valeurs d'égalité et de respect mutuel; et sa situation géographique a fait de ses habitants, des êtres attachés à leurs traditions et ancrés dans une culture d'humilité. Les rencontres qu'on y fait sont vraies et font partie des grandes beautés de ce petit pays.

Mais avant d'aller plus loin...

Rencontrez brièvement votre guide Vicente

Il y a 25 ans, j'ai commencé à voyager dans l'Arctique, que ce soit à titre personnel, dans le cadre d'expédition ou en tant que guide. L'Islande a toujours été, d'une certaine manière, la porte d'entrée vers ce monde fabuleux où la nature est intacte. Témoin de l'évolution du tourisme dans ces régions, je peux vous assurer qu'il est encore tout à fait possible d'y trouver des havres de paix où l'on peut se sentir comme un véritable explorateur privilégié.


Si je peux vous faire vivre cette expérience, c'est aussi grâce à mon fidèle complice. Comme il est commun, dans l'univers de l'exploration, de citer côte-à-côte le nom de l'explorateur et celui de son bateau, laissez-moi vous parler de votre deuxième guide: Cavalou.


Comme moi, il a une longue expérience en Arctique et en Antarctique. Nous avons fait ensemble de longs voyages en mer et, pour l'avoir vu faire ses preuves dans toutes les conditions météorologiques, je peux dire que je le connais intimement, que c'est un coéquipier que je respecte et en qui j'ai pleinement confiance.

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Pourquoi cette région

De lumières et d’éclipse (12 août)

Depuis longtemps déjà, j'accède à l'Islande comme l'ont fait les habitants de ses côtes; c'est-à-dire par la mer. Au fil de mes visites, je m'y suis fait des amis islandais grâce auxquels j'ai découvert une culture admirable par sa simplicité et sa résilience; et j'y ai aussi exploré ses régions les plus reculées et difficiles d'accès.


C'est le cas du nord de l'Islande, où nous irons. Si j'aime autant ce lieu, c'est que sa géographie, son climat, ses rives sauvages et ses territoires tellement vierges que les sentiers en sont absents, font que l'expérience d'y naviguer et d'y randonner devient une invitation à s'évader complètement. Puis nous sommes tout près du cercle polaire, là où la lumière est celle des très hautes latitudes. L'été arctique nous permet d'ailleurs d'en profiter presque 24h par jour; sauf, bien sûr, lors de l'éclipse solaire qui aura lieu pendant notre voyage et pour laquelle nous aurons les privilèges d'être aux premières loges et très loin du tourisme envahissant.


Avec notre petit groupe de 6 personnes à bord du voilier, notre parcours en itinérance devient une suite d'opportunités pour simplement prendre le temps... d'observer, de débarquer là où nous décidons et de profiter de chaque instant sans ambitions sportives ou extrêmes.

L'Instinct

La prévisibilité est pratique pour un organisateur. Mais donner un itinéraire des mois à l'avance relève plus de la manufacture que de l'aventure. Notre façon de faire est plus complexe, mais c'est notre métier et ça nous amuse. Voici quand même notre intention...

Voyager en voilier


Ce que Cavalou vous demande pendant ce voyage, c'est d'être votre refuge de montagne sur l'eau. À l'intérieur, c'est petit et intime et il y fait très bon. Dans les espaces communs, la chaleur humaine nous réchauffe autant que celle du poêle; et l'odeur des plats qui mijotent nous invite à la détente et au partage des expériences de la journée. Pendant que je cuisinerai, j'aimerai vous entendre parler de cette baleine que l'on aura vue, de cette baie charmante où nous aurons mis pied à terre pour une rando, puis du bien-être d'une douche chaude au retour, et de la douceur de prendre un thé sur le pont en contemplant l'horizon. Cavalou ne vous exigera pas d'avoir une expérience quelconque en navigation. Tout ce qu'il veut, c'est que vous profitiez de cette dose de liberté qui se rencontre seulement dans un voyage en voilier; et qui transforme la promiscuité à bord en complicité entre explorateurs.

Port d'Akureyri - de l'ordinaire à l'extraordinaire


Notre voyage débute à ce port qui n'a rien d'exceptionnel, à part le fait qu'il soit la porte d'entrée maritime du nord. On embarque à bord de Cavalou sans encore savoir ce qui nous attend vraiment. Dès ces premiers instants, il faut ouvrir la porte à la surprise pour la durée du séjour. Le bateau quitte doucement le quai puis file. On se rend vite compte que le petit fjord d'Eyjafjordur devient de plus en plus grand et que nous y sommes seuls. Pas tout à fait parce que oups, un grand dauphin peut se pointer le nez, ou un petit rorqual, ou encore un marsouin... La mer est vivante et nous sommes immergés dans ce milieu naturel en 3D. À la sortie du fjord, des montagnes se dressent et, au passage, nous donnent l'impression de franchir les murailles d'un château avant de rejoindre l'océan.

Même destination mais étapes toujours différentes


Après un passage près de l'île de Hrisey, notre premier mouillage est au village d'Ólafsfjordur où nous passons la nuit. Le lendemain, l'itinérance de notre parcours prend déjà tout son sens. Entre Olafsfjordur et Siglufjordur, nous mettons pieds à terre à quelques reprises pour gravir des sommets qui font partie de la péninsule des Trolls ou « Trollaskagi ». Telle est l'intention; mais selon les intérêts des voyageurs à bord, nous adaptons l'itinéraire. On veut aussi observer les oiseaux? Débarquons alors ici. Pour les baleines, passons plutôt par là. Et si, à la randonnée avec un dénivelé de 600m, vous préférez une sieste sur le pont, allez-y. Si on compare ce voyage à un cahier vierge, l'idée est d'écrire sa propre expérience plutôt que de lire et suivre celle de quelqu'un d'autre.

Cap à l'ouest, vers le large


En contournant la péninsule de Skagata, nous entrons dans la géologie volcanique. Nous aurons l'occasion d'observer les formations basaltiques de Hosfos ainsi que l'île de Drangey. C'est une des parties du voyage où laisser la porte ouverte aux surprises, même à celles que je vous réserve, est impérieux. Disons seulement que dans cet univers volcanique, nous profiterons de ce pourquoi l'Islande est reconnue. La traversée du fjord de Skaga, nous expose ensuite pour une rare fois à la navigation en haute mer. En naviguant à la voile vers la grande baie de Hunafloi, nous apercevrons au loin l'un des plus grands glaciers de la partie nord de l'Islande. Après avoir jeté l'ancre au pied du mont Krossnesfjall pour la nuit, nous nous rapprochons progressivement du point le plus septentrional de l'Islande: Hornstrandir.

Voiture non, voilier oui


La péninsule d'Hornstrandir, située à l'extrême nord-ouest de l'Islande et à quelques kilomètres du cercle polaire arctique, est l'un des paysages les plus reculés et les moins accessibles de l'île. Baignée par les courants froids de l'Arctique, elle offre un paysage et une faune que l'on observe rarement ailleurs en Islande. Ce lieu est aussi une réserve naturelle et si aucune route ne s'y rend, c'est qu'un glacier en coupe l'accès. C'est donc un autre privilège pour nous, navigateurs, de pouvoir y accéder par la mer. Si la température le permet, nous y ferons un trek qui nous conduira à observer les différentes colonies d'oiseaux marins, dont les guillemots, qui nichent par millions dans cette réserve. Si la température n'est pas clémente, nous les observerons malgré tout, mais à bord de Cavalou. Vous ai-je dit qu'en voilier, nous sommes privilégiés? Malgré cela, le voyage tire à sa fin. Nos dernières nuits se passent dans les fjords de Hornstrandir avant de rejoindre notre port de débarquement, Isafjordur.

Informations techniques

Déjà complet, désolé!!

Prix*


5800$

  • 1er au 13 août 2026
  • Durée sur place: 14 jours
  • Embarquement à Akureyri le 1er août
  • Débarquement à Isafjordur le 13 août


* Par virement Interac (taxes incluses)

Parlons effort, confort et climat

Un peu de logistique et ce qui vous attend au niveau de l'effort et du confort. 

En naviguant sous des latitudes élevées, la météo peut parfois s'avérer difficile et nous obliger à changer nos plans. L'itinéraire que nous voulions parfait, doit alors être modifié. Si la nature nous impose ses limites, alors nous les transformerons en invitations pour aller explorer ailleurs.


Pour faire partie de ce voyage, aucune expérience préalable sur un bateau n'est nécessaire ni l'obligation de participer aux manœuvres. À bord, chaque participant a son espace « intime » dans les limites physiques du bateau et où doit « régner » un esprit de coexistence et de respect obligatoire. Le bateau dispose de 2 cabines fermées (une double et une triple) ainsi qu'un autre lit double dans l'espace commun et possibilité d'isolement. Il y a 2 salles de bains communes avec douches. Un « minimum » de collaboration à l’ordre et à la propreté sera nécessaire. Les activités à terre sont volontaires et il y aura toujours la possibilité de rester sur le bateau sans débarquer. Un niveau physique acceptable est requis pour les marches terrestres d'une durée moyenne de 4 heures. Les débarquements demandent un certain équilibre sur les rochers ou pour descendre dans un zodiac. Le groupe maximum de voyageurs sera de 6 personnes. Quant à la possibilité de mal de mer, elle existe; mais s'avère assez rare. Pendant notre navigation qui est essentiellement côtière, le bateau bouge peu. Par contre, une courte période de 5 à 6 heures en haute mer pourrait occasionner plus de mouvement et un risque de mal de mer.

Ce que nous ferons avec votre argent

Voyager coûte cher: au voyageur, en dollars et à l’environnement, en GES. Et aussi, malheureusement, quelquefois, aux gens que nous visitons.

Nous n’aurions pas créé Instincts Vagabonds si nous ne pensions pas apporter un vent de fraîcheur dans le milieu. Mais nous voulions pousser plus loin, pour que notre travail enrichisse des gens bien réels (ceux que nous côtoyons de par le monde) plutôt que des actionnaires. Instincts Vagabonds sera donc une Organisation Sans But Lucratif (OSBL).

Concrètement, cela signifie que nous mettons nos responsabilités sociales et environnementales au cœur de notre projet, devant la rentabilité, les profits et les marges. Nous respectons nos engagements envers nos vagabonds sédentaires (les équipes locales), pour qui un voyage représente une grande proportion de leur revenu annuel. C’est la raison qui nous incite à confirmer d’ores et déjà pratiquement tous nos voyages. À nous, les choyés de la planète, d’assumer le risque.

Ceci dit, nous croyons fermement que la saine gestion financière bénéficiera à la planète (pour paraphraser Chouinard : la planète est notre seule actionnaire). Nous ne sommes pas nés de la dernière pluie en affaires. Nous savons que nous pouvons y arriver, et très bien, avec un modèle économique qui repose sur des frais fixes extrêmement bas. Nous n’avons pas de bureau. Notre masse salariale est essentiellement limitée aux vagabonds (qui sont payés seulement si le voyage a lieu) plus un ou deux salaires «administratifs». En contrepartie de leur implication, les guides bénéficieront du plus haut salaire offert au Québec. Pour le site web et les logiciels de gestion nous avons opté pour la simplicité avec Shopify (une entreprise canadienne). En quelque sorte, notre site web est «amateur». Nous payons un abonnement annuel plus que raisonnable.

Pour le marketing nous comptons d’abord sur les réseaux, formels et informels, de tous ces guides-vagabonds qui ont guidé, depuis plus de 25 ans, plusieurs milliers de personnes. Ils jouissent tous d’une grande crédibilité. Nous pensons aussi que les médias traditionnels s’intéresseront à nous puisque c’est...nouveau, original et audacieux. Et surtout, nous comptons sur vous, les voyageurs, pour en parler.

Merci de votre confiance.

Parlez à un guide ou à un guide!

Les zinternets c'est bien beau mais rien ne vaut une discussion avec le guide. Si vous préférez que l'on vous parle de l'offre générale demandez à parler avec un conseiller* qui connaît tous les voyages. Notre promesse c'est que dans les deux cas vous parlerez à un guide et non pas à un vendeur.