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Par Mariana Ledesma
La première fois que j’ai mis les pieds en Patagonie, j’ai compris pourquoi on l’appelle le bout du monde. Ce n’est pas seulement parce qu’elle semble si loin de tout, mais parce qu’ici, tout paraît plus grand, plus vrai, plus brut: les montagnes, les silences, les sourires.
Les peuples du vent
Bien avant que les explorateurs européens n’y posent le pied, ce territoire était habité par les Mapuches, les Tehuelches, les Selknams… Des peuples qui ont appris à vivre avec les éléments, à lire les nuages, à écouter la terre. Leur relation à la nature m’a toujours fascinée.
Les gauchos et la liberté
Puis il y a les gauchos, ces cavaliers fiers et discrets, qui vivent au rythme des chevaux et du maté. J’ai eu la chance de partager quelques repas autour du feu avec eux: du mouton grillé, quelques histoires à demi murmurées, et ce sentiment d’être suspendue hors du temps.
Puerto Natales, “Última Esperanza”
J’aime aussi Puerto Natales, ce village posé face au fjord, que les premiers explorateurs avaient appelé la Dernière Espérance. On y sent encore cette âme pionnière, ce mélange d’attente et de vent salé. C’est d’ici que commence notre aventure.
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